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Attention, danger dans nos assiettes – La descente surprise du Préfet d’Abidjan

A Abidjan il y a des rendez-vous gastronomiques presque quotidiens difficiles à s’en débarrasser. Beaucoup plus prisés par les jeunes. A presque tous les carrefours de la capitale, et surtout aux abords des écoles, des étales, petits fourneaux, et des sacs de pains bien en vue. eux ce sont les fameux vendeurs de brochettes, appelés « Pain-Chien ». Une appellation, qui traduit l’inquiétude et les doutes quand à la fiabilité et la qualité de la viande utilisée, et des prix forts bas. Des prix qui justement attirent et conviennent à la bourse du plus grand nombre. Mais que cache ce business si lucratif qui fleurit dans toute la capitale? Où se trouve le hic?

Autre destination prisée des ivoiriens, le fameux rendez-vous matinal du placali chaud. Ce plat qui ne se savoure que mieux accompagné de morceaux de peau de boeuf, communément appelés « Kplo ». Un autre rendez-vous qui pendant longtemps laissait planer des doutes sur la qualité de cette viande très bon marché et qui offrait à ses commerçantes des bénéfices allant jusqu’à 400%.

Sur place à Abidjan, le Préfet d’Abidjan a orchestré une descente surprise sur des sites où des groupes de personnes s’activent à collecter la viande, la traiter et la redistribuer pour alimenter ces réseaux de commerces alimentaires. Une descente qui a révélé tout le drame qui se cache derrière le fameux « Pain-Chien » ou le « Kplo » ou bien d’autres produits alimentaires prisés des ivoiriens.

Stéphane SOUMAHORO

DESCENTE DANS LES COINS DE MANGER « CONORI »

Descente surprise ce jour dans 03 quartiers d’Abidjan (Attecoubé, Adjamé et Abobo) où se préparent dans des conditions infectes des produits alimentaires de grande consommation. Encore une fois, nous avons découvert des endroits où se préparent de la viande, du choukouya, des brochettes, des arachides, des jus sans aucune norme de propreté ni de santé. Encore une fois, les eaux sales, les margouillats, les mouches envahissent ces endroits.

Le plus grave, nous avons visité tout le circuit de production de la peau d’animaux appelée “kplô” et très appréciée des Abidjanais. Des camions entiers de peaux d’animaux sèches depuis des années ou des mois arrivent par camions d’autres pays. Ces vieilles peaux sont récupérées et brûlées à l’aide de pneus usagés (vous avez bien lu pneus usagés).

Ailleurs nous avons vu des peaux plus fraîches venant de l’abattoir de Port-Bouet “braisées” à l’aide de matières plastiques récupérées dans des carcasses de voitures: volants, tableaux de bord et pare-chocs sont enflammés pour enlever les poils sur les peaux d’animaux. Ces peaux sont ensuite trempées dans des eaux d’une propreté approximative pour les rendre plus molles et deviennent une partie du « kplô » que vous consommez avec tant de délice à Abidjan. Ces matières plastiques sont susceptibles de causer de très graves maladies que je ne voudrais pas énumérer ici.

A un autre endroit, les grains d’arachide à transformer en pâte d’arachide sont grillés avec des sacs en plastique et d’autres matières en plastique à forte chaleur de combustion. Un peu plus loin, les fleurs d’oseille servant à fabriquer du bissap sortent de gros sacs importés et sont séchés à l’air libre, exposées à tout aléa. Tout cela se passe dans des « glôglôs » d’Adjamé, d’Attécoubé et d’Abobo où vous n’aurez jamais idée ni courage de mettre vos pieds.

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