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La BRVM, loin des peurs, c’est le temps d’investir

A son siège à Abidjan, les responsables de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières ont convié les acteurs de la bourse pour faire un bilan des activités écoulées et définir les grandes lignes des actions et challenges à venir. Invité à l’occasion, la rédaction de AbidjanPress revient sur des ponts forts qui pourraient intéresser le grand public encore distant des pratiques boursières.

Et loin des préjugés établis dans l’opinion collective sous régionale, le directeur d ela BRVM, Dr Edoh Kossi Amenounvé a cru bon de faire une clarification.  » La bourse est un investissement de long terme, il faut que les acteurs du marché le comprennent « . Eh oui, la bourse s’appuie sur deux piliers fondamentaux, l’investissement et l’épargne. En achetant des actions, ou des obligations, l’investisseur opte pour une épargne, ou pour une spéculation.

Si vous désirez épargner, vous frappez à la bonne porte. Pour le responsable de la principale place boursière de l’Afrique de l’ouest, les taux d’intérêts sont beaucoup plus attractifs que ceux des banques classiques qui avoisinent les 3,5%. alors qu’à la bourse, les taux peuvent aller jusqu’à 25, 40 ou même 60% voire plus. Mais il faut prendre en compte la notion de durée dans le temps pour bénéficier pleinement de ses épargnes. Ce n’est pas de la loterie où l’on espère gagner rapidement des gros sous. Il y a des fondamentaux à observer.

Une autre option pour s’enrichir sur le marché financier de la BRVM, c’est bien la spéculation. Dans ce cadre, vous achetez des actions, à un coût relativement bas, et vous attendez que ses actions prennent de la valeur avec le temps, et vous les vendez aussitôt pour engranger les bénéfices. Là encore une bonne connaissance des secteurs et des entreprises est indispensable.

Et à l’heure du bilan en fin d’exercice 2019, le constat s’impose. Le marché boursier régional de la BRVM enregistre une nouvelle année dans le rouge avec le repli de ses deux indices phares. Comparé à l’exercice 2018 où les deux indices avaient respectivement replié de 29,72% et 29,14%, le marché a ralenti sa tendance baissière, même si après 4 ans de baisse consécutive, les indices atteignent leur plus bas historique. Cette nouvelle baisse est sûrement un coup dur pour les investisseurs de court terme qui voient leurs actifs perdre de la valeur, mais laisse les investisseurs de long terme moins inquiets. En effet, sur 10 ans, le BRVM 10 reste dans le vert avec une hausse de 3,84% tout comme le BRVM Composite qui présente un gain de 20,59% d’après les données de la BRVM.

Comment profiter de cette baisse ?

Beaucoup ont cru bon de céder leurs actions pour ne pas sombrer avec les baisses observées au niveau de la BRVM. Des baisses continues, en totale contradiction avec les fortes performances et croissances économiques dans la sous région ouest africaine. Pour beaucoup d’observateurs, loin d’avoir peur, c’est la bonne période pour investir, car les coûts sont au plus bas. Et vu les prévisions économiques générales, et l’évolution des marchés africains, les coûts devraient s’envoler dans quelques années et produire des bénéfices records.

La baisse observée pourrait se justifier par une absence de communication financière régulière des sociétés cotées, au-delà des publications des résultats périodiques, selon les responsables de la BRVM. Une faiblesse à corriger bien vite.  » Au-delà des résultats trimestriels, les sociétés doivent communiquer pour montrer aux investisseurs qu’elles sont dans une bonne dynamique de création de valeur et les mettre ainsi davantage en confiance « , a vivement exhorté Kossi Amenounvé.

 

Et vu l’intérêt grandissant dans la capitale ivoirienne, le directeur de la BRVM multiplie des séances de rencontres avec des groupes, des associations, des communautés pour apporter davantage d’éclaircissements. En espérant une année 2020 plus prospère pour les investisseurs, il a par ailleurs annoncé de grandes mutations avec le digital dans les années à venir.

Stéphane SOUMAHORO

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