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Des commerçants ivoiriens dénoncent la destruction d’un marché d’art à Abidjan

Lundi 19 septembre 2017- La Fédération nationale des acteurs du commerce en Côte d`Ivoire (Fenacci) dénonce la destruction du Marché d’art de Cocody Saint-Jean (Est d’Abidjan) et se dit « consternée » par cet acte de démolition de la marie, a dit mardi son président Soumahoro Farikou, au cours d’un point de presse.

« C’est avec stupéfaction et consternation que la fédération a constaté le samedi 16 septembre 2017 la destruction du Marché d’art de Cocody Saint-Jean. Cette action va à l’encontre de toutes les décisions de justice jusque-là obtenues par le promoteur et les commerçants », a dit M. Farikou.

Il a déploré que la destruction de ce marché, intégré dans un centre commercial, ait été exécutée à l’insu des occupants du site. « Nous n’avons pas reçu une mise en demeure de la mairie. Si c’était le cas, les commerçants allaient prendre leurs dispositions », a-t-il soutenu.

Le site concerne deux parcelles de terrain distinctes, contenant respectivement 747 et 120 mètres carrés, soit une superficie globale de 867 mètres carrés. Cet espace acquis en 2003 par Zeidan Nemer, un homme d’affaires guinéen, devrait être exploité sur 40 ans, selon le bail à construction.

La Fédération nationale des acteurs du commerce estime le nombre de victimes à « plus de 150 commerçants qui ont vu leurs magasins détruits nuitamment, à 2 heures » du matin avec des pertes allant à « plusieurs milliards Fcfa ».

Selon les arguments avancés par l’autorité municipale, « l’emplacement de l’édifice n’est pas conforme ». Pour M. Farikou ces motifs qui auraient fondé la destruction du Marché d’art de Cocody Saint-Jean « sont légers et loin d’être pertinents ».

« C’est une délibération du Conseil municipal en date du 22 août 2012 qui a autorisé la construction de ce site commercial. Si aujourd’hui on nous dit que l’emplacement n’est pas conforme, c’est un argument qui ne tient pas. Et, nous disons plutôt que c’est pour faire plaisir à un concurrent qui est en train de construire un marché tout juste derrière », a déclaré M. Farikou.

M. Farikou a en outre montré une ordonnance de référé du tribunal d’Abidjan Plateau ordonne à « la commune de Cocody d’avoir à respecter les termes du contrat de bail à construction passé vec le requérant les 21 mars et 08 avril 2003 ».

Joint, le maire de Cocody, Mathias N’Goan, était indisponible. Sur le site du Marché d’art, le déguerpissement se poursuivait mardi sous la surveillance de forces de l’ordre.

La Fenacci qui demande une « implication des autorités ivoiriennes en vue d’une réparation du préjudice subi par les commerçants », annonce qu’elle « avisera » si ses attentes ne sont pas satisfaites.

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