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CPI: nouveau rejet de la demande de liberté conditionnelle de Laurent Gbagbo

Mardi 26 septembre 2017- Les juges de la chambre de première instance de la Cour pénale internationale ( CPI) ont rejeté à nouveau,  « à la majorité»,  la demande de libération conditionnelle de l’ancien président ivoirien,  Laurent Gbagbo.

« La chambre à la majorité des juges, décide que M.Gbagbo restera en détention », rapporte un communiqué de la juridiction internationale publié mardi sur son site officiel.

Au motif de cet énième rejet de la liberté conditionnelle à M. Gbagbo,  les juges Olga Herrera et Geoffroy Henderson, qui ont tous les deux soutenu cette décision,  contrairement au juge-président Cuno Tarfusser,  mis en minorité,  estiment entre autres que « même si une libération conditionnelle serait appropriée,  la défense de M. Gbagbo n’a pas fourni à la chambre des conditions concrètes et solides qui garantissent la présence de leur client au procès s’il est libéré ».

Le 19 juillet dernier, la chambre d’appel de la CPI,  qui avait été saisie par le conseil de l’ex-président ivoirien,  après le onzième refus de la liberté provisoire à leur client en mars dernier,  avait prononcé le maintien de M. Gbagbo en prison.

Toutefois,  le juge d’appel avait invité les juges de première instance à « réexaminer » leur refus d’accorder la liberté conditionnelle à Laurent Gbagbo en tenant compte notamment, de son âge et son état de santé.

Lesquelles recommandations ont été battues en brèche par les juges de première instance au regard de cet énième refus de la liberté provisoire à l’ancien chef d’État ivoirien. Laurent Gbagbo,  âgé de 72 ans est détenu au pénitencier de la Haye depuis novembre 2011. Il a été rejoint en mars 2014 par son ex-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé.

Les deux hommes dont le procès a été joint,  sont poursuivis pour quatre chefs de crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale ivoirienne de décembre 2010 à avril 2011. La parole est à l’accusation depuis l’ouverture du procès conjoint en janvier 2016. A cet effet,  plusieurs témoins à charge dont des autorités militaires de l’ex-régime ivoirien,  ont été entendus par la CPI.

Depuis lundi dernier,  l’on assiste à la déposition de l’ex-chef d’état-major de l’armée ivoirienne au moment des faits,  Philippe Mangou,  considéré comme l’un des témoins clé de ce procès.

L.Barro

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