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Crise au BURIDA – Des artistes réunis au sein d’un mouvement dénonce une mascarade

Des artistes réunis au sein d’un mouvement baptisé « Légalité et Transparence » ont tenu à se prononcer sur l’élection des membres des collèges de la nouvelle Assemblée générale du Bureau ivoirien des Droits d’auteurs (Burida).

Une échéance qui s’est déroulée, le mercredi 21 Août 2019, à l’auditorium de la Caistab, au Plateau.

Et ce, en dépit de la vive protestation de cette autre organisation présidée par le célèbre arrangeur, David Tayorault, pour un report d’une semaine, à cause du décès de la star du Coupé-décalé, Arafat Dj.

Hier, mardi 17 septembre 2019, à la Maison de la presse d’Abidjan (Mpa), le président de « Légalité et Transparence » a qualifié au cours d’une conférence de presse, cette échéance de « mascarade d’élection truffée d’irrégularités et de vices de forme ».

Puis d’indiquer que ces élections ont eu lieu dans les conditions exécrables, pour justifier le refus de participation des artistes se reconnaissant à l’organisation dont il a la charge.

Toutefois, il a informé que le mouvement « Légalité et Transparence » a fait constater par huissier, ces irrégularités.

« (…) Ce dossier est à l’intérieur d’un dossier plus général, aux mains de notre avocat qui compte donner une suite judiciaire à ces manigances d’un autre âge », a prévenu David Tayorault.

Non sans annoncer qu’un courrier a été adressé au Président du conseil d’administration (Pca), Séry Sylvain et ses administrateurs, avec ampliations à d’autres institutions.

« Nous avons commis un huissier de justice aux fins de faire des exploits de dépôt de courrier. C’est cette lettre que nous voulons ce matin faire connaître à tous les artistes de Côte d’Ivoire, à toutes nos autorités et à l’opinion nationale et internationale », a-t-il informé, non sans préciser : « A la force du désordre, nous voulons tout simplement opposer le droit. Le mensonge prend l’ascenseur et la vérité prend l’escalier. Respectons le droit pour que vive l’art ».

Sans occulter de marteler qu’ils iront jusqu’au bout dans cette lutte, pour que la vérité puisse éclater au grand jour.

Ensuite, il est revenu au vice-président de l’organisation, Didier Bilé, de lire dans son intégralité, la lettre déposée depuis le jeudi 12 septembre dernier, au Burida avec ampliations à des institutions et au ministère de la Culture et de la Francophonie.

A l’en croire, ce courrier se déclinait comme une requête, en vue de la convocation d’une réunion pour la lecture du rapport d’audit commandité par le Burida.

Une réunion d’explications et d’informations qui, selon le transfuge des Parents du campus, allait réunir toutes les parties impliquées dans la gouvernance du Burida ces deux dernières années, et dans la crise qu’il connaît depuis un peu plus d’un an.

Aux fins de trouver des solutions durables pour sa stabilité et sa bonne gouvernance. A propos, Bilé Didier a rappelé les origines de la crise consécutive à des prétendues malversations dénoncées par des sociétaires réunis au sein du Collectif des artistes pour le changement du Burida (Cacb).

Et de faire savoir que c’est cette situation qui a occasionné un audit commandité auprès de l’inspectorat d’Etat et du cabinet français Mazart, d’un montant de 53 millions Fcfa.

Avec comme corollaire, la suspension, fin juillet dernier, pour « mesures conservatoires», du Dg Assa Irène Vieira et du Pca, par le ministre de tutelle, Maurice Bandaman.

Avant une réhabilitation en «catimini » du Pca et l’installation d’un Dg intérimaire. Pour Bilé Didier, beaucoup de questions restent en suspens face à cette situation. Des interrogations, notamment sur ce qui était reproché réellement au Dg suspendu, le contenu du rapport d’audit, les responsabilités dans cette crise et les raisons pour lesquelles le rapport d’audit n’est pas mis à la disposition des sociétaires du Burida.

Quant à Pat Sako, lead vocal du groupe Espoir 2000, également membre dudit mouvement et aux avant-gardes de cette lutte, il s’est souvenu de l’ire qu’a suscitée son post sur les réseaux sociaux, décriant l’opacité de la gestion du Burida.

Une sortie qui lui a valu intimidations, pressions, convocations à la brigade de recherche, et pour laquelle il a failli aller en prison.

« Ce combat n’est aucunement celui d’une personne encore moins de Mme Vieira. Nous ne nous battons pas par procuration. C’est vrai qu’il y a des suiveurs au Burida mais nous n’en faisons pas partie », a clarifié le binôme de Valery au sein de la mythique formation zougloutique.

Aussi, a-t-il estimé qu’il faut des textes fondamentaux forts, pour maintenir dans un bon tempo, la maison chère aux artistes de Côte d’Ivoire.

Avant de demander hic et nunc, que le rapport d’audit soit publié pour situer les responsabilités, afin d’aller à de nouvelles échéances pour le renouvellement des instances du Burida.

Notons que plusieurs artistes dont Yodé et Siro, Henri Kattié, Monique Séka, Prométhée du groupe Révolution, ont affiché leur adhésion à cette action du mouvement « Légalité et Transparence ».

Source: SoirInfo

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