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Impôts ivoiriens: 491 milliards FCFA collectés au 1er trimestre 2019

Les recettes des impôts en Côte d’Ivoire, au 1er trimestre 2019, s’élèvent à 491 milliards Fcfa pour un objectif de 511,7 milliards Fcfa, soit un taux de réalisation de 96%, a indiqué jeudi le directeur général des impôts Abou Sié Ouattara, lors d’un séminaire bilan.

« Jusqu’en fin de trimestre, les recettes brutes enregistrées par notre administration s’établissent à 491 milliards Fcfa pour un objectif initial de 511,7 milliards Fcfa fixé en janvier, et il se dégage ainsi un écart négatif de 20,7 milliards Fcfa, soit un taux de réalisation de 96% », a dit M. Ouattara.

Cet écart négatif, a-t-il insisté, porte sur la base des objectifs initiaux. M. Ouattara qui juge « insuffisante » cette performance, affirme que c’est une « obligation » pour les services des impôts de rattraper le gap qui a été enregistré et faire mieux au second trimestre.

« J’interpelle tout un chacun sur l’immense responsabilité qui est la nôtre dans le cadre de la mobilisation des ressources intérieures qui constituent le principal outil à la disposition de l’Etat pour financer le développement de notre pays et répondre aux attentes des populations », a-t-il lancé.

Adama Sall, le directeur de Cabinet représentant le secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a demandé aux services des impôts « des efforts supplémentaires » pour atteindre les objectifs à venir.

Pour le deuxième trimestre 2019, la direction générale des impôts (DGI) devrait mobiliser 703,2 milliards Fcfa en termes de recettes brutes assignées. En vue de permettre à l’Etat de respecter ses   engagements avec les partenaires internationaux, la DGI devra davantage mobiliser de ressources.

  1. Adama Sall a fait observer que certaines projections ont été revues à la baisse, toutefois la direction générale des impôts devrait s’atteler à garantir les recettes fiscales attendues pour que celles-ci, à fin 2019, atteignent 17% du PIB contre 16% actuellement, ce qui est « insuffisant ».

Selon Abou Sié Ouattara, « il y a eu des révisions » des hypothèses qui sont intervenues dans l’annexe fiscale de sorte que l’Etat a revu la fiscalité applicable à certains secteurs d’activités qui sont « sinistrés », ce qui pourrait expliquer cette tendance.

Ce séminaire bilan intervient pour remonter les déficits et optimiser les rendements de recettes. Quelques 300 cadres participent aux réflexions pour dégager des stratégies à mettre en œuvre. Il devrait permettre de revisiter les approches aux fins d’accroître les recettes d’impôts.

Concernant les sociétés de téléphonie, M. Ouattara a assuré qu’« il n’y a plus d’ombre sur la fiscalité applicable au  secteur » qui applique de façon « intégrale la loi ». En février, les sociétés de téléphonie avaient initié une hausse de 7,2% sur les transferts d’argent avant de lever cette mesure.

Pour atteindre les objectifs du deuxième trimestre 2019, les services de la DGI veulent s’appuyer sur certains leviers, notamment la poursuite des actions de recouvrement des arriérés d’impôts, l’amélioration de la qualité du contrôle fiscal et la lutte contre la fraude.

Les objectifs de recettes de la Direction générale des impôts pour l’année 2019 ont été fixés à 2 513 milliards de Fcfa.

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