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L’enlèvement d’une adolescente par des soldats suscite l’indignation à Abidjan

Le Réseau des acteurs de médias pour les droits des enfants en Côte d’Ivoire (RAMEDE-CI), une organisation de promotion des droits des enfants dans les médias, a invité lundi à Abidjan, le procureur militaire à s’auto-saisir après l’enlèvement d’une adolescente de 14 ans par des soldats ivoiriens dans un centre d’assistance des enfants vulnérables.

Selon une déclaration de cette organisation transmise lundi à APA, l’adolescente répondant aux initiales de N.A était auparavant servante dans la famille d’un officier du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) et a été victime de « viols à répétition».

C’est ainsi qu’à la mi-octobre, elle a été référée par la sous-direction de la police criminelle chargée de la lutte contre le trafic d’enfants et la délinquance juvénile à l’ONG Cavoequiva ( centre de transit communautaire) où elle devait recevoir des traitements médicaux et psychologiques que nécessite son état.

« Le RAMEDE-CI engage le commandant supérieur de la gendarmerie, le commandant du GSPM et le commissaire du gouvernement à rechercher les auteurs de cet acte qui jette l’opprobre sur la Côte d’Ivoire dans le domaine du respect des droits de l’enfant, afin que ceux-ci puissent répondre de leurs actes », plaide Mamadou Cissé, le vice-président de cette organisation dans cette déclaration.

Poursuivant, le RAMEDE-CI qui dit condamner « avec fermeté» cet agissement émanant en principe des personnes chargées de garantir la quiétude des populations, a également demandé au procureur de la République de s’auto-saisir pour rechercher le responsable du viol de la mineure afin que celui-ci réponde de son agissement.

« Alors que l’ONG Cavoequiva s’attelait à prodiguer à l’enfant les meilleurs traitements médicaux en vue d’engager le processus de réunification avec sa famille biologique, le 27 octobre 2018, plusieurs gendarmes de la brigade d’Adjamé et 2 éléments du GSPM armés de kalachnikovs et d’armes blanches ont fait irruption dans l’enceinte de l’ONG. Ces derniers avaient pour mission d’enlever et envoyer N.A vers une destination jusqu’ici inconnue par les responsables de l’ONG», explique M. Cissé, soulignant que ces soldats (dont il ne précise pas l’identité) avaient déjà tenté en vain d’enlever à plusieurs reprises l’adolescente les 15, 24 et 26, octobre derniers.

Au cours de cette expédition, déplore, par ailleurs, le RAMEDE-CI, ils (soldats) n’ont pas manquer de « proférer des menaces de mort contre le personnel de garde du centre et traumatisé, de ce fait, les 55 enfants pensionnaires dudit centre ».

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