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Voici Pourquoi Didier Drogba ne peut pas être élu président de la FIF

Les compétitions sportives sont à l’arrêt en raison de la pandémie du Covid 19, en Côte d’Ivoire. Mais, dans les starting blocks on y va  à fond pour conquérir les électeurs du collège électoral de la fédération ivoirienne de football. Par médias interposés les candidats abattent leurs cartes. Sur les réseaux sociaux les soutiens et les attaques vont bon train. Dans les salons, loin des bruits, on s’affaire à convaincre des sponsors ou à les rassurer au vu de l’allure que prennent les choses. Pour certains, on renforce les contacts pour les lobbyings.

Pourtant un candidat est sous le feu des projecteurs, Didier Drogba, ancien capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire. Et sans se tromper, et modestie aucune, celui qui a hissé au plus haut le nom du football ivoirien à travers le monde ces dix dernières années. Le charisme, il en a. Le réseau, il détient la carte Premium qui pourra faire rayonner marque Eléphants de Côte d’Ivoire au plan mondial. Son nom à lui seul vaut bien le sésame pour décrocher des sponsors les plus prestigieux pour permettre au football local de se redéfinir. Côté management et gestion, l’homme a eu le temps de se former, et son expérience en matière de gestion de management d’organisation tant aux USA qu’en Afrique n’est plus à éprouver. Mais cela suffira-t-il pour faire de l’homme, le 13è président de l’histoire de la fédération ivoirienne de football?

Entre continuité et révolution

Le 7 avril 2020, la FIF soufflait ses 60 ans. Et Didier Drogba était encore au corps à corps avec certains électeurs encore indécis. Ces dernières plus que jamais, la gestion de la FIF a été fortement décriée, tant dans la gestion des budgets, des compétitions, mais surtout au niveau managériales des sélections premières. Alors que tout le monde s’attendait à un vent de révolution, dans le sens le plus positif du terme, l’on se retrouve dans un contexte où ces mêmes responsables d’associations affiliées à la FIF opteraient pour une continuité tranquille. Pour l’analyste James Anthew, il faut voir la raison dans l’ombre de la gestion antérieure de la FIF. Pour lui certains responsables de clubs et associations se seraient laisser séduire par des promesses beaucoup plus matérielles et financières que idéologique. « Quand on entend dire que nous avons déjà donné notre parole à un candidat, vas-y comprendre des choses ». Sinon une élection se fait sur des programmes et des perspectives. Sans avoir eu à analyser tous les programmes vous annoncez que vous avez déjà donné votre parole. Il faut aller plus loin dans la compréhension de cette simple phrase.

Au delà des personnes, des engagements et des lobbyings

« Au delà même des candidats tête de liste, prenez le temps d’analyser les équipes de campagnes, et les Cv des personnes engagées, vous comprendrez bien vite qu’il n’est plus simplement question de football. Certains sont prêts à tout y mettre, car s’ils ne sont pas dans le cercle intérieur de la future FIF, ils perdront gros. Certains mêmes voient dans ce débat à la FIF les relents de quelques règlements internes entre anciens Eléphants  pas encore digérés. » explique Karim Dieng.

Malheureusement le grand public ne vote pas

Et cette élection ressemble quelque peu à une autre élection qui s’est tenue en 2011, celle de la fédération ivoirienne de basketball. A cette époque un certain Mahama Coulibaly affichant un programme ambitieux et structuré, accompagné de partenaires financiers et sponsors fiables et emballés, et surtout le soutien du grand public, n’avait pas réussi à s’imposer. Tout s’est joué au niveau du collège électoral, ancré dans un système lourd au changement. L’on a connu les mêmes arguments. Il a fallu attendre 2020 pour le voir accéder à la présidence de la FIBB, et entendre toutes les plaintes et regrets des associations de ne l’avoir pas porté plutôt à la tête de l’institution.

Drogba, le premier essai

Il faut bien le reconnaître pour cette première tentative,  ce sera un ballon d’essai pour Drogba. Mais quand à lever les boucliers des anciennes habitudes, et du système si profondément enfui dans l’instance dirigeante du football, ce serait une utopie. Mais une utopie que lui seul peut transformer en réalité si il réoriente sa démarche, et son offensive, comme il a su le faire pour décrocher ce fameux trophée avec Chelsea, alors que rien ne les assurait de victoire.

FIF 2020, l’avenir nous réserve peut être une surprise

 

Stéphane SOUMAHORO

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